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Cet article contient des spoilers au sujet de Dieux (Wanrial) !

Si vous ne souhaitez pas gâcher votre expérience de jeu, nous vous conseillons de quitter cette page.

Dans le cas contraire, à vos risques et périls.

Nature des Dieux

Dans le monde de Wanrial, les Dieux ne sont pas des entités originelles ni des créateurs nés du vide. Ils sont des mortels ayant transcendé leur condition par la maîtrise absolue de l’énergie naturelle, au point d’en dépasser les limites conceptuelles. Cette élévation ne relève pas du hasard : elle est le fruit d’une conscience éveillée, d’une puissance stabilisée au-delà de toute mesure, et d’une identité façonnée par les épreuves et les actes.

Mais la puissance seule ne suffit pas. Pour qu’un être soit reconnu comme dieu, il doit être connu et reconnu à travers le monde - son nom, son visage et ses actions doivent pouvoir être associés à un concept unique : Mort, Vie, Soleil, Guerre, Mémoire, ou tout autre principe pouvant être personnifié. Le divin, sur Wanrial, est donc un symbole incarné, un mortel devenu gardien d’un principe universel.

Rôle des Dieux

Chaque Dieu se voit attribuer un concept qu’il incarne et doit veiller à préserver. Son existence même maintient l’équilibre de ce domaine : un Dieu de la Saison veille à la continuité du cycle, une Déesse de la Vie garantit la persistance du renouveau, tandis qu’une Déesse de la Mort protège la frontière entre l’existence et l’oubli.

En théorie, les Dieux n’interviennent dans le monde que pour préserver l’équilibre de leur concept.

Mais la pratique a souvent trahi cette règle. Certains Dieux, portés par les vestiges de leur humanité ou par des interprétations personnelles de leur devoir, ont agi directement sur le monde.

C’est le cas de Shiru Ransas, Déesse de la Mort, dont l’apparition marqua une ère de silence et de terreur : elle fit périr plusieurs villages et anéantit la lignée impériale humaine, provoquant la chute de la dynastie Kial. Les traces de son passage persistent encore, gravées dans les mémoires comme un rappel que même les dieux peuvent se détourner de la neutralité.

Pouvoirs et Limites des Dieux

Les dieux ne manipulent pas l’énergie naturelle : ils en deviennent les vecteurs vivants. Leur pouvoir découle directement du concept qu’ils incarnent et s’exprime selon sa nature. Un Dieu du Soleil peut irradier de chaleur au point de brûler la terre, une Déesse de la Vie insuffler la régénération à un champ entier, et Shiru faire surgir des flammes noires se nourrissant des âmes de ceux qu’elles consument.

Mais la divinité s’accompagne d’une entrave : le Sceau Divin, symbole de la transcendance et limite de sa démesure. Ce sceau ralentit le vieillissement d’un facteur de dix, figeant leur apparence dans une quasi-éternité, tout en ralentissant l’évolution de leur puissance dans les mêmes proportions. Un dieu peut toujours croître, mais un progrès qui nécessiterait une année à un mortel peut lui demander un siècle.

Plus profondément, le sceau restreint leurs émotions primaires. La peur, la colère, la joie ou le désir subsistent, mais sont bloqués derrière une barrière invisible à moins d'atteindre une trop grande intensité. Ce calme forcé leur confère une sagesse glaciale et une lucidité absolue, mais les coupe à jamais de la chaleur du monde vivant. Ils observent, ils guident parfois, mais ne ressentent plus véritablement.

Il existe néanmoins une méthode ancienne pour retirer ce sceau. Elle ne peut être accomplie que par un être sans pouvoirs, conscient des conséquences de son acte et des conditions exactes du rituel. Mais cette connaissance est rare, presque oubliée, et aucun dieu n’a jamais vu son sceau levé. Les érudits qui en parlent affirment que c’est peut-être là une volonté du monde lui-même : une barrière nécessaire entre la puissance absolue et la déraison divine.

Ainsi, les dieux de Wanrial sont des êtres paradoxaux, à la fois immortels et prisonniers, puissants mais bridés, sages mais détachés. Ils incarnent l’aboutissement de la condition mortelle, mais aussi sa fin : celle d’un être qui a tout compris du monde, mais ne peut plus le ressentir.

Une Seconde Transcendance ?

Au-delà de la divinité elle-même, certaines traditions évoquent une seconde élévation. Elle n’est ni attestée par des écrits formels, ni reconnue officiellement par les panthéons actuels. Elle appartient au domaine du mythe, transmise par fragments, évoquée à voix basse par les plus anciens.

Cette transcendance dépasserait le statut de Dieu.

Là où un Dieu incarne un concept et en devient le vecteur vivant, l’entité primordiale ne se contenterait plus de l’incarner : elle en deviendrait le maître absolu. Non plus gardien d’un principe, mais autorité sur celui-ci. Non plus expression d’une loi universelle, mais pouvoir capable d’en infléchir les règles.

Un tel être ne serait pas limité à préserver l’équilibre de son concept. Il pourrait en redéfinir les frontières, en altérer les manifestations, voire en suspendre temporairement les mécanismes naturels.


Les deux Dieux les plus anciens encore en existence affirment qu’un seul être aurait atteint cet état. Ils la nomment la Première Mort.

Nul ne sait si cet état fut permanent ou transitoire. Nul ne sait s’il est encore atteignable.

Mais si cette transcendance est réelle, elle représenterait l’absolu sommet de Wanrial :

Un état où le divin cesse d’être symbole incarné, Pour devenir principe souverain.

Wanrial
Théologie AngesDémonsDieux
Sources Arbre DivinAbysse Infini
Races FéesHumainsMonstres
Mécaniques Aura MagieMalédictionsPêchésVertues
Lieux ArlanCelestiliamEniriamInferneramMancelier